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Potager : un carré, pas une exploitation
La plupart des gens ici ont quatre bacs sur une terrasse, ou une planche contre la haie. Ce n’est pas grave. On sème moins, on récolte ce qu’on mange, on n’essaie pas de battre le voisin.
Le gel, encore le gel
En plaine, les saints de glace — grosso modo la mi-mai — restent un bon réflexe pour tomates, courgettes, basilic. Autour du Léman, on a parfois envie de les sortir plus tôt. Une nuit à 2 °C et c’est fini. Un voile, un tunnel, d’accord. Une certitude, non.
En altitude, on décale. Un jardin à 1 100 m n’a rien à voir avec une cour à Carouge.
Septembre et octobre
On récolte ce qui mûrit encore. On enlève les pieds de tomates malades — et on ne les met pas au compost, voir la fiche compost. On peut glisser de l’ail, des échalotes, parfois des fèves, tant que la terre n’est pas une bouillie. L’ail d’automne se plante souvent en octobre, pointes vers le ciel, quelques centimètres sous terre. Pas dans un fond de pot sans drainage.
Arroser le potager
Au pied, le matin, plutôt qu’une douche sur le feuillage à midi. Un paillis (tonte séchée, feuilles, paille) économise plus d’eau qu’un tuyau oublié. Les restrictions communales, s’il y en a, s’appliquent aussi aux bacs du balcon.
Ce qu’on ne promet pas
Pas de « 30 kg de tomates par pied ». Une année à mildiou, c’est une année à mildiou. On change un peu de place l’année suivante si on peut, on aère, on arrose le sol pas les feuilles. Si ça ne suffit pas, on mange des courgettes.